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Prince of Persia : Les sables du temps

08 Avr

Sorti en 2003, le premier jeu 3D de la licence succédait à so illustre ancêtre dans laquelle un petit bonhomme dégommait du squelette pour aller sauver une princesse, et aux séquelles qui ont suivi. Après le bon accueil (quoique) réservé à Prince of Persia 3D, Ubisoft s’est mis sérieusement au travail pour faire de la suite LE jeu vidéo dont tout le monde rêvait, et moi la première. Et c’est ainsi que naquit Prince of Persia : Les Sables du Temps. PoP : SoT pour les intimes.

Le scénario

Le scénario en lui-même n’a rien de révolutionnaire. Le Prince, qui n’a que ce titre et pas de nom, et qui n’en n’aura pas jusqu’à ce que Disney dénature le mythe, est fils de Sharaman, Roi de Perse. Son but dans la vie est simple, prouver a son père sa valeur et ramener a son royaume honneur et gloire. Et tant pis si pour se faire il doit avoir recours aux services d’un traitre.
C’est ainsi que père et fils se retrouvent à prendre d’assaut le château d’un Maharadjah. Le prince y trouve une mystérieuse dague, qu’il revendique comme prise de guerre, alors que la princesse du palais, Farah, est réduite en esclavage.
Ce qu’il ignore, c’est que le vizir (le traitre est toujours le vizir. Voyez Iznogood !) convoitait également cette dague. Le Prince l’ignore encore mais il s’agit de la Dague du Temps, qui possède le pouvoir de contrôler le temps. Et accessoirement d’ouvrir le sablier du temps, ce qui est beaucoup moins « inoffensif ».
Hors le vizir, en mauvais conseiller qu’il est, manipule le Prince pour qu’il libère les Sables du Temps. La délégation était alors dans le palais d’un sultan ami, et c’est tout le palais qui tombe sous l’influence du sable, à l’exception du prince, protégé par la dague, et de la princesse Farah, protégée par une mystérieuse amulette.
Dés ce moment, hommes et bêtes du palais seront transformés en monstres sanguinaires n’ayant pour but que de faire obstacle au Prince et à Farah et a récupérer la dague, clef de l’immortalité pour le vizir. Le Prince et Farah doivent s’allier pour vaincre.

Une histoire qui n’est pas des plus complexe, mais magistralement mise en place par des personnages un minimum étudiés et des relations entre eux qui évoluent.

Les personnages

Le Prince de Perse, a qui le jeun doit son nom, est un jeune homme qui rêve de devenir un héros. Fierté de son père, il est un guerrier arrogant et fier pour qui mieux vaut périr que reculer. Si son sens de l’honneur ne se dément pas, il est également d’une méfiance maladive envers tout le monde a l’exception de son père. Il hésite d’ailleurs a libérer les sables du temps, mais le fait pour faire plaire à Sharaman.

Au fil du jeu, au contact de Farah, il murit, et commence a comprendre ce qu’est la responsabilité. Il apprend également que la victoire n’est pas tout si personne n’est la pour la partager.

Farah de son coté est une jeune femme sure d’elle, experte a l’arc, romantique, et fidèle à son devoir. Pendant certaines parties du jeu, elle déclame des poèmes d’amour au prince, et sans doute sont ils sincères puisqu’en échange de la dague qu’elle lui vole, elle lui laisse la seule autre protection contre le sable : son médaillon (ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas de le laisser sans armes au milieu du palais ) Entre son cœur et son devoir, Farah choisira toujours le devoir.

Les autres personnages sont beaucoup moins bien travaillés dans leurs relations. Il faut dire que Sharaman n’apparait qu’au début du jeu, de même que le sultan, et que le vizir n’a droit qu’a quelques minutes au début et à la fin, montrant combien il est fourbe, cruel  et avide de pouvoir. En qualité de boss de fin, il est d’ailleurs risible ….

L’ambiance

Le Prince évolue dans un magnifique décors de milles et une nuit, éclairé selon le moment par un soleil doux ou de superbes effets de lumière. Le sable qui vole doucement dans cette lumière pare les somptueux décors d’un scintillement féerique, et il m’est arrivé plus d’une fois d’arrêter le Prince dans sa quête pour profiter de la vue, que ce soit de nuit , de jour, en soirée , dans les jardins les bains ou les grottes. Même aujourd’hui, après 10 , cette ambiance Shéhérazade est toujours présente et aucun des jeux suivants n’arrivera à la retrouver. Sauf peut être le très décrié Prince of Persia dit « 2008 » dont les décors avait le même genre de magie. Comme quoi la technique n’est pas tout, il faut aussi avoir un peu de talent. Comme le prouve la mauvaise mouture de Prince of Persia : Les Sables Oubliés, qui n’arrive pas nous plonger dans la magie des sables du temps. En même temps, il s’agit ni plus ni moins que de l’adaptation d’un film qui est l’adaptation d’un jeu …..

La version HD PS3 est d’ailleurs a voir pour les possesseurs de cette console, tant elle met en valeur les graphismes.

L’ambiance sonore

la musique

Un seul mot : somptueuse. Les accords orientaux participent pour beaucoup a l’ambiance du jeu, et la décision de ne pas continuer sur cette lancée pour l’âme du guerrier a fait perdre pour beaucoup le charme de ces Sables du Temps a son successeur, moins magique et plus agressif. Dans les Sables du Temps, la musique sait se faire oublier en collant parfaitement a l’action et aux décors, ainsi qu’aux dialogues.

Composée par  Stuart Chatwood, la bande originale prend une part non négligeable au jeu. Quand a la chanson de fin, « Time Only Knows », elle est simplement superbe.

Les doublages

La encore, un sans faute. Les voix collent parfaitement, et il est dommage de ne pas retrouver la voix du Prince dans les opus suivants. Celle de Farah également colle au personnage, a la fois décidée et inquiète, fragile mais combative. Les voix de Louis-Philippe Dandenault et Anik Vermette sont sans aucun doute un autre coup de génie du studio de Montréal.

Les points faibles

–          la caméra ! elle se promène ou elle veut , quand elle veut et parfois décide de se placer derrière un pilier. C’est particulièrement remarquable lors de la bataille de l’ascenseur, ou les caprices de la caméra rendent la fois ou plus athée des joueurs ; on tape en espérant que ça touche !

sur la version « Prince of Persia Trilogy » pour PS3, certains dialogues sont inaudibles. Ou totalement, comme lors Farah lâche la Dague du Temps. On voit bouger les lèvres des personnages, mais il n’y a aucun son. De la même façon, une réverbération sonore rend parfois les dialogues difficile a saisir, ou carrément incompréhensibles.

La durée de jeu : n’ayant pas eu le trophée «  jouer plus de 10 heures » j’en déduis qu’il dure moins de 10h !! Ceci étant, si le jeu est bon, a quoi bon le rallonger artificiellement ?

Si je devais noter ce jeu, il atteindrait allégrement la note de 18/20 (la perfection n’étant pas de ce monde). L’histoire, la musique, les personnages, les voix, le travail fourni pour donner une histoire prenante, un gameplay agréable et un niveau de difficulté suffisant pour créer un challenge font de cet opus un « must have » du jeu d’action.

Aller, j’enquille directement sur « l’Ame du Guerrier » !

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Publié par le 8 avril 2012 dans Jeux video

 

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