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Archives de Catégorie: Jeunes Adultes

Attirance, t. 1 : le baiser des sirènes – Anne Greenwood BROWN

Attirance 1 - le baiser des sirènesDate de Parution : 3 avril 2013
 Editeur : Milan
Collection Macadam
 Format :semi poche
Nombre de Page : 320 pages
Statut : Disponible

« Quand l’amour devient un piège mortel…
 Lily pensait que son petit ami était un type normal. Mais Calder cache un terrible secret : il fait partie d’une fratrie de sirènes meurtrières, qui puise l’énergie vitale des humains en leur ôtant la vie. Calder et ses sœur n’ont qu’un but : venger la mort de leur mère en tuant le coupable. Et cet homme n’est autre que le père de Lily … »

Voici un livre qui me faisait de l’œil depuis un moment. Non pas par sa couverture, que je trouve particulièrement peu réussie, mais parce qu’il parle de sirène et que ça change des vampires et des loups garous. En plus, ces créatures mythiques m’ont toujours plu.

Calder White est un triton. Et dans son esprit, se rejoue la mort de sa mère, tuée par le désespoir engendré par la parole reniée d’un homme, Tom Hancock.

40 ans plus tard, Calder, est un triton atypique qui cherche a dominer son besoin de tuer. Car les sirènes se nourrissent de la joie de vivre des humains, en prenant jusqu’à leur vie.
Maris, sa sœur, l’informe qu’elle a retrouvé le fils de Tom, Jason. Avec Pavati et Tallulah, ses deux autres sœur, la fratrie décide de prendre sa revanche sur Tom en se vengeant sur son fils. Pour cela, il doit séduire l’une des filles de Jason et forcer celui-ci à venir sur le lac ou aura lieu la mise à mort.

Au fil du roman, Calder apprend à connaitre Lily, l’une des filles de Jason, au point d’en oublier sa mission. Mais Maris ne l’entend pas de cette oreille, et la toute puissante chef de famille entend bien avoir sa vengeance.

Le livre se raconte du point de vue de Calder et de son dégout de sa nature. Car il n’est pas né triton : il l’est devenu. Même s’il aimait sa mère, il ne supporte pas les limitations de sa nature. Et tout d’abord de tuer pour se nourrir. Maris, quand à elle, est une sirène autoritaire, toujours prête à rappeler à son frère ce qu’il doit a leur mère, et engluée dans un désir de vengeance. arielPavati et Tallulah, de leur coté, évoluent chacune dans une direction inattendue pour la première, évidente pour la seconde. On est pas tout à fait dans le palais merveilleux d’Ariel dans cette histoire de sirènes tueuses.

Lily de son coté vivrait une vie de famille heureuse si sa mère n’avait pas été atteinte de sclérose en plaque. Aussi n’est ce que pour elle qu’elle accepte de déménager vers le lac Supérieur et la maison familiale des Hancock, ou son grand père les avait fait jurer de ne jamais revenir.

Jack Petit, quand à lui, outre le fait qu’il s’intéresse à Lily, est au courant de l’existence des sirène, et recherche celle qui joue avec son cœur.

Tout se petit monde va se tourner autour pour une raison ou une autre mais, finalement, c’est bien la vie de Jason Hancock qui est en jeu. Les sentiments naissant du jeune triton sera sans doute ce qui fera pencher la balance, mais comment réagiront ses sœurs ?

Il s’agit la d’un livre jeunes adultes, la trame est donc plus posée sur le coté sentimental que sur le coté action, et c’est visiblement l’émergence des sentiments des deux héros, Calder et Lily, qui conduit l’histoire. Cependant, l’auteur a réussi le tour de force de ne pas faire de ce roman une grosse barbe a papa dégoulinante de sucre comme peut l’être par exemple 16 lunes (la preuve, je n’ai pas réussi à finir 16 lunes), et elle conduit parfaitement son sujet à son terme sans faire dans la lourdeur sentimentale.

D’un autre coté, son écriture est plus fluide, plus mature que ce qu’on l’on a l’habitude de voir dans ce genre de littérature parfois simplifiée à outrance (oui je vise encore 16 lunes ; Mais c’est bien parce que je n’ai pas lu Twillight !) Alors bien sur il y a de beaux sentiments, les héros sont beaux à l’intérieur et a l’extérieur et la famille c’est important, mais tout n’est pas rose dans la vie de Calder et Lily. Rien de neuf sous le soleil me direz vous, un vampire qui brille au soleil et une enchanteresse a la tante psychopathe en ont déjà fait les frais. Oui, c’est vrai. Mais il y a quelque chose de plus frais, et je ne parle pas de la température de l’eau, de plus original dans ce roman qui fait que l’on souffle a sortir des vampires, des loups garous et des la super magie cosmique qui tue tout.

Calder est un triton, ce qui veut dire qu’il nage, qu’il a une queue de poisson, qu’il peut avoir des jambes, et qu’il contrôle (mal) son électricité statique. Pour le reste, c’est un gros poisson. Quand à Lily à part …. Mais le dire serait spoiler.
Donc pour le reste il vous faudra lire le livre ! pour ma part, j’attend la suite en espérant qu’elle soit aussi agréable à lire. Sachez tout de même que le mystère est vite lever et qu’on se doute rapidement des tenants et des aboutissants de l’histoire, ce qui n’enlève rien à son charme.

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Publié par le 14 juillet 2013 dans Jeunes Adultes, Livres

 

Alchimie – Beth FANTASKEY

Dans le laboratoire du père de Jill Jekel se trouve une boîte, fermée à double tour. Jill sait qu’elle ne doit y toucher sous aucun prétexte. Mais, quand son père est retrouvé assassiné dans des circonstances étranges et qu’elle découvre qu’il a dévalisé le compte en banque…

 

Jill Jekel est une jeune fille d’une grande intelligence mais sans panache et sans réels amis. Elle est la bonne poire par excellence : celle qui fait les devoirs des autres pour pouvoir leur plaire. Bref, timide, pas forcément jolie, pleine de doute et vide de toute confiance en elle. La mort de son père, sauvagement assassiné, et la dépression de sa mère n’arrange en rien cette adolescente qui doit gérer la maison.

 

Tristan Hyde est un jeune homme au style pour le moins rebelle, tout aussi intelligent que Jill mais qui n’a aucune envie d’utiliser cette intelligence pour lever la malédiction qui pèse sur sa famille.

 

Bien entendu, avec des noms comme Jekel et Hyde, les blagues fusent, mais peut être ne sont elles pas si loin de la réalité. Quand Jill apprend que son père à vidé le compte qui devait servir à l’envoyer à l’université, elle n’a plus qu’une solution : convaincre le ténébreux Tristan de participer avec elle à un concours de sciences pour gagner la prime qui lui ouvrira les portes de l’université. Oui mais voila : le prix à payer est lourd, et l’histoire ne fait que commencer.

 

Voici un livre qui m’a déçu. Il n’est pas mauvais, mais laisse une sensation d’immense gachis, de travail alimentaire. Pourtant, l’idée est excellente : et si le Dr Jekyll d’un coté et son alter ego, Mr Hyde avaient eu des descendants chacun de leur coté ?  Et si Hyde avait transmis sa malédiction à ses enfants et que seul Jekyl pouvait la renverser ? L’idée est excellente et donne même envie de lire le roman de Robert Louis Stevenson.

 



  Oui mais voila : l’auteur s’enlise dans ses « je t’aime moi non plus » ou chacun des protagonistes change d’avis au moins deux fois par chapitre. On finit par oublier l’histoire de base, et il n’y a que le dénouement qui tente de sauver le livre sur un affrontement que l’auteur ne prend même pas la peine de nous expliquer.

 
Même l’intéressante piste de réflexion sur la nécessité de vivre avec une part de monstre en soi, et sur la participation de cette part a la création d’une œuvre est laissée à l’abandon, ne ressortant que pour dire « regardez, il n’est plus la »

 

Au bout du compte, d’une bonne idée ne ressort qu’un livre long et ennuyeux ou la gentille amourette prend la place que devrait prendre l’intrigue. L’histoire n’est même pas rehaussée par l’humour et la légèreté des deux volumes du vampire amoureux, du même auteur (quoi que le second ait souffert des mêmes défauts mais j’y reviendrai dans un autre billet)

 

Bref, de la littérature jeunes adultes, pour les mordus de romance.  Qui a dit que j’étais toujours emballée par ce que je lisais ? ^^

La couverture française grand format

 
 

Mes acquisitions de la semaine

Honte sur moi qui n’avait mis mes derniers achats! la semaine dernière, c’était petit plaisir et deux livres qui me faisaient de l’oeil depuis un moment. Vive les sorties poche!

 

Hush Hush t.1 : Hush Hush – Becca FITZPATRICK

Dans la ville brumeuse de Portland, Nora tente de mener une vie ordinaire depuis la mort violente de son père. Lors d’un cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch. Il est séduisant, mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais Nora est perplexe. Comment Patch peut-il en savoir autant sur son compte ? Pourquoi est-il toujours sur sa route quand elle cherche à l’éviter ? Sans le savoir, Nora se retrouve au beau milieu d’un combat séculaire agitant des êtres dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que la passion peut être fatale. 

Voila de la romande paranormale young adults. Je m’en doutais , c’est marqué « pocket jeunesse » sur la couverture. Mais il existe aussi une version « pocket » normale, dont on m’a assuré que c’était le même texte. Donc j’ai pris celui que j’ai trouvé , la version jeunesse. Et …. Mais reprenons l’histoire

Nora Grey est une lycéenne comme les autres. Elle a une meilleure amie-a-la-vie-a-la-mort, une ennemie a-la-mort tout court (qui est bien entendu une brillante pom pom girl écervelée alors que Nora n’a rien de remarquable.)

Mais Nora n’est pas tout a fait comme les autres : elle se remet du meurtre de son père quelques mois plus tôt, et doit faire avec une mère protectrice mais absente, qui fait ce qu’elle peut pour assurer un salaire.

Et ne voila – t – il pas qu’on la prive de sa meilleure amie pour la mettre en équipe avec un mystérieux nouveau ! du moins en cours de biologie. Et quel drame ! Il est beau, il est sexy, il flirte, et il lui plaît. Il est donc urgent de fuir pour Nora !  Et comme si ça ne suffisait pas, un autre beau garçon s’intéresse à elle. La vie de lycéenne, vu comme ça, ça me tente.

Du moins jusqu’à ce que de curieux phénomènes se produisent  et fassent s’interroger Nora sur sa santé mentale.

Je ne vous ferai pas l’injure de vous dire avec qui finit Nora et comment, on se doute de qui à la 2eme page et on imagine même le comment.

Comme je le disais en introduction, il s’agit d’un roman Young adults, et ça se sent des le début dans le style et les personnages : le bel inconnu ténébreux, la fille ni belle ni moche mais qui attire les plus beaux garçon (bon d’accord, pas pour les bonnes raisons !) , la meilleure amie qui a un petit pois à la place du cerveau et la peste pom pom girl ennemie de l’héroïne bien évidemment !

Le livre n’est pas mauvais, mais il s’adresse de façon évidente à un lectorat jeune, et il faut attendre les3 quartsdu livre pour voir les choses se décanter un peu, et toujours dans un style convenu. Pendant ces ¾ de livre, c’est la romance qui domine. En revanche ; quand l’auteur se décide à faire faire quelque choses à ses personnages, elle y va à fond ! (non !!! pas dans le sens que vous pensez lecteurs de bit-lit adulte ! On est pas dans un roman de Larissa Ione ! ^^) Elle sème alors les fausses pistes et les responsabilités partagées. Ce n’est pas du Maigret, mais certaines révélations sont néanmoins inattendues.

Bref, c’est convenu, c’est tout rose malgré le héros au sombre passé, et c’est à réserver à ceux qui sont dans la tranche d’âge visée par l’éditeur (12 ans ). Ceci dit, ce n’est pas désagréable.

A noter que le tome 2, « Crescendo », lève le voile sur la mort de Harrisson Grey, le père de Nora. Pour l’instant, je ne sais pas encore si je continuerais la série, on verra bien.

Moins sympathique que Beth Fantaskey et son « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux », à lire si on aime le genre.

 A rapprocher de : Angelia, la saga des Anges

 

Angelia , la saga des anges t.1 : Orage d’Amour – J.A. CURTOL

“On ne tombe pas amoureuse d’un ange sans conséquence… Alysia l’apprendra à ses dépens bien assez vite.

Cette nuit-là, Gabriel sait qu’il ne devrait pas être là dans cette chambre. Il sait qu’il ne lui arrivera rien. Et pourtant…

Une nuit, Alysia rentrait d’une soirée et il lui est apparu. L’ange Gabriel si beau et mystérieux. Sa réalité reste trouble, jusqu’au jour où il devient son voisin. Leur passion entraînera Alysia dans un monde inconnu, mais auquel elle est destinée. Mais les anges sont cruels avec ceux qui en savent trop. Silvy sa rivale fera tout pour les détruire. L’amour peut-il vaincre les interdits ?”

Ceci est ma seconde incursion dans le monde du premier roman. Il faudra d’ailleurs que je me replonge dans mon premier premier roman, mais pour l’instant, il s’agit de celui-ci.

Alysia est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus normale. Elle a un petit frère, une sœur, une mère, un père, et un amant onirique. Tout irait pour le mieux si la présence de cet amoureux de rêve ne venait perturber sa vie en entrant dans sa vie un soir, dans une ruelle, et ne la poussait vers la dépression.

Gabriel quand à lui est un ange, un prince d’Angelique, la cité des anges. Et il est destiné à épouser Silvy. Seulement voila, Gabriel n’a qu’un amour : Alysia , sa protégée, qu’il n’a pourtant contacté qu’une fois. Quand le mariage se fait pressant, il quitte Angélique pour rejoindre Alysia.

Orage d’Amour est le premier roman de J.A. CURTOL. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une romance. Un premier livre n’est jamais exempt de défaut (mais quel livre en est totalement exempt ? ) et celui-ci ne déroge pas à la règle. On plonge dans l’histoire de Gabriel et Alysia, et le rythme est indéniablement bien tenu d’un bout à l’autre du roman. L’intrigue est bien menée, et les personnages travaillés.

Pourtant, certaines maladresses, ou peut être des choix de rédaction malheureux, viennent parfois casser le rythme en procédant à des ellipses temporelles qui font parfois douter des sentiments des personnages. L’auteur semble pressée d’aller d’une scène a l’autre, sans donner les éléments essentiels au lecteur pour qu’il appréhende totalement la situation, ce qui donne des transitions trop rapides et parfois incohérentes. Il en est ainsi de l’héroïne, Alysia, qui passe parfois des larmes de désespoir au rire le plus heureux sans trop qu’on sache d’où vient ce brusque changement d’humeur.

De la même façon, certains éléments sont donnés au court du récit comme si l’auteur y avait pensé à ce moment sans les inclure dans le début du roman, notamment les violences commises par le père d’Alysia qui font irruption dans l’histoire alors que jusque là la famille semblait idéale, même si le père semblait lointain.

On sent dans l’écriture l’influence de la bit-lit actuelle, mais le sujet choisi, les anges, permet à l’auteur de donner naissance à son propre univers qu’elle cherche et peaufine à chaque page. Le style lui-même oscille entre une vision intimiste et une vision descriptive. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé les répétitions utilisées par l’auteur pour mettre en parallèle les états d’âmes de ses héros et en montrer les points communs. Cela donne une certaine profondeur aux personnages, et crée une réelle intimité entre eux, bien plus belle que les scènes au lit.

Bref, on a la une belle histoire d’amour impossible mais qui arrivera quand même, avec de l’action, une héroïne qui meure régulièrement mais s’en sort, un héros rebelle et protecteur, une méchante a moitié folle, la bonne copine et des pères dont pour l’instant on ne sait pas grand-chose.

Malgré ces quelques défauts, auxquels j’ajouterai quelques coquilles, j’ai beaucoup apprécié cette lecture fraîche d’une auteure qui va sans doute trouver son style, pour l’instant un peu impersonnel mais comportant de vraies belles envolées lyriques

Un livre a découvrir.

Note a moi-même : faut que j’arrête de lire des romances !

 
 

[Spoiler ] Harry Potter et les reliques de la Mort

Si vous n’avez pas lu le livre et voulez le lire, ne lisez pas ce billet!
!!SPOILER!!

Ca y est. Après 7 ans de malheurs divers et variés pour son héros, Harry Potter arrive a la fin de son voyage initiatique, qui l’a amené de son statut d’enfant a celui d’adulte. Ce volume constitue sans aucun doute une apothéose a la série, bien que JK  Rowling retombe toujours dans ses démons bien connus : la recette facile du drame ou l’absence totale d’intérêt pour ses personnages secondaires. Quand ils gênent pour montrer le courage et la bravoure de son héros, ils disparaissent sans trop d’explication.

Le livre est long. Sans être aussi ennuyeux que la première moitié de l’Ordre du Phénix, les péripéties et les disputes de nos trois jeunes sorciers ne font pas avancer le schmilblick, et l’action commence a se décanter avec la découverte de l’épée de Gryffondor. Et il faut attendre 400 pages.

 

Néanmoins, il est indéniable que l’auteur se libère de ce travers en faisant une fin inattendue. En effet, ce n’est pas un mais au minimum 4 héros que l’on retrouve. Ce n’est pas Harry qui arrive a vaincre Voldemort mais 4 garçons.

 

Le premier, c’est Drago qui, a son insu, protège la baguette de sureau. Le second c’est Ron, qui trouve le moyen de se débarrasser des horcruxes malgré l’absence de l’épée. Le troisième, c’est Neville, personnage dont on ne s’était sûrement pas attendu a ce qu’il devienne le leader charismatique de l’Armée de Dumbeldore, et qui n’hésite pas a risquer sa vie pour tuer Nagini. Enfin Harry dont la seule participation est de tuer Voldemort en le désarmant.

 

Dans un autre registre, l’auteur nous présente un Albus Dumbeldore certes humain mais détestable. Non pas dans ses erreurs de jeunesse, mais dans son jugement, dans sa hâte d’envoyer vers la mort, en le sachant, Rogue qui lui est fidèle jusqu’au bout, et Harry, l’ignorant qui suit aveuglement les conseils de son mentor.

 

Rogue. Sans doute est ce, avec Neville, le personnage le plus complexe du roman. Tour a tour persécuteur, protecteur, traite et fidèle allié, Severus est sans nul doute le vrai héros de ce livre, dans le sens romantique. Héros parce qu’il n’hésite pas a protéger ce qui représente le pire échec de sa vie : Harry. Le fils de la femme qu’il aime et d’un autre. Héros parce qu’il retourne, pour assurer cette protection, la d’ou il sait qu’il ne peut revenir vivant. Héros enfin, parce que jusqu’au bout, et quoiqu’en désaccord avec Dumby, il accomplira pour sauver Drago les dernières volontés de Dumbledore.

 

Neville de son coté, qui s’est révélé lors de la bataille du ministère dans le volume 5, a beaucoup changé. Le petit pleurnichard terrorisé par sa grand mère et a peine capable d’articuler une incantation se retrouve propulsé au rang de héros de l’école. Il est clair que les élèves de l’Armée de Dumbledore lui font confiance, et qu’il n’est plus question de lui dire quoi faire. Sa grand mère elle  même, qui l’a toujours protégé bien que l’estimant pas capable de grand chose, se trouve fière de lui au point de participer a la bataille de Poudlard, puisqu’elle n’est pas déclarée dans les morts « importants », d’ailleurs nous ne saurons jamais comment elle a survécu alors que Remus et Tonks non.

 

En parlant de Remus Lupin, ce personnage n’avait pas voix à la survie. Comme tout les êtres proches de son père, la mort du dernier ami était nécessaire a tourner la page. En tuant Remus, JKR passe a un nouveau cycle de vie. En dehors d’Hagrid, qui n’était apparemment pas un proche, tout ceux qui étaient proche de Lily et James Potter – Pettygrew, Remus, Sirius, Albus et dans une certaine mesure Rogue – tous ceux la disparus offrent a Harry une nouvelle vie.

 

Et puisque nous sommes dans les morts, autant citer ceux qui sont la pour faire joli : Hedwige (une mort plus bête c’était difficile), Ted Tonks, Fred Weasley, Nymphadora Tonks, Colin Crivey. Tous sont morts, mais pour aucun on ne ressent la peine des personnages. Avec une mention spéciale pour Colin, que Neville (quand on vous dit qu’il a changé!) ramène, et puis on l’oublie. C’est a peine si l’auteur s’attarde sur la mort de Fred. Le seul moment ou l’on peut saisir la peine de la famille, c’est l’intervention de Molly contre Bellatrix. Et encore est ce vite expédié.

 Comme d’habitude, JKR fait dans le larmoyant facile sans s’appesantir sur les conséquences pour ses personnages. Seul Harry compte. D’ailleurs, à tout prendre, son fait de bravoure, battre Voldy, est beaucoup moins remarquable que celui de Neville (qui avait contre lui Voldemor et les mangemorts) ou de Molly.

 

Mais dans l’ensemble, et même si cela ne ressort pas emminament de ce que je viens de dire, le livre se lit facilement, et les retournements lui donnent un rythme plaisant. Il est impossible de le fermer avant de savoir la fin, et la clôture de l’histoire laisse dans l’esprit un parfum de magie.

 

Certains ont vu dans la saga Harry Potter une image de la montée de toutes les intolérances, et sans doutes n’ont ils pas tort. Le modèle dictatorial construit par JKR pour son méchant est même typique : présence d’une idéologie sournoise et nauséabonde qui se répand (l' »autre » est forcément inférieur), révélation d’un « gourou » conduisant l’idéologie ainsi développée, apparition de celui qui révèle le danger et que l’on ne croit pas, mise en place des deux camps, le « gourou » prend le pouvoir, invisible et omniprésent, et l’apparition d’un symbole permet a la population de mettre a bas son dictateur et de rétablir chacun dans sa dignité. C’est bien a une leçon de tolérance que JKR se livre avec cette saga, dans une société ou les chocs ethniques et les regroupements communautaires se font plus forts (l’Angleterre ayant, comme la France, des problème de communautarisme). Après tout, cette société que veut monter Voldemor (les sang-purs dominant tout les autres avec une hiérarchie dans les dominés, les sans pouvoirs était au même niveau que les animaux) est elle si différente de sociétés qui mettent la femme au rang de l’animal, ou qui favorisent certains pour leur généalogie ou leur croyance?

 

Passée la magie de l’histoire chacun sera libre d’interpréter comme il veut l’oeuvre de l’écrivain, oeuvre d’imagination ou mise en garde contre tous les Voldemor qui font la loi ou risquent de la faire de par le monde. JKR ne changera peut être pas le monde, mais si le souvenir de ce qu’a fait son Mage Noir arrive a marquer les jeunes esprit et a leur faire prendre conscience des risques des idées xénophobes, quelles qu’en soit l’Autre, alors elle aura fait plus pour l’humanité que n’importe qui.

 

En attendant, et par pur plaisir, je vais me relancer dans le 1. Bonne lecture a tous!

 

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Publié par le 2 novembre 2007 dans Jeunes Adultes, Livres

 

Harry Potter et le Prince de Sang Mele

Il fallait bien ecrire quelque chose ici (depuis le temps) désolée tite soeur mais je viens de le finir en français!
 Donc voila mon dernier sujet en date. Un tres bon livre si on aime Harry Potter. Un tres bon coup commercial pour son auteur. La preuve? je l’ai en VO et en VF!!! Au bout du compte on en ressort en maudissant JK Rowling. Non mais on a pas idée de faire une fin pareille. Cette femme est sadique dans l’ame . elle aime a faire souffrir son heros par dela les limites humaines. N’importe qui ayant subi la moitié de la coutre vie de ce jeune Harry aurait deja avala un paquet de pilules. Mais bon, c’est un heros!
 Je passerais sur les questions evidentes, Rogue est vilain (OINNNN) Drago pas tant que ça (pauvre petit) Dumby … bon ben voila quoi. La scene des funerailles est assez terrible en français d’ailleurs. Mais bon! ce volume est a classé parmis les meilleurs de la serie. Vivement le 7!
(Pourquoi je ne devellope pas? pour laisser un maximum de surprise aux petits curieux qui vont lire ça avant le livre.)
 Sinon … ben sinon pas grand chose. Tout va tres bien madame la marquise.
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Publié par le 8 octobre 2005 dans Jeunes Adultes, Livres