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Archives de Catégorie: Steampunk

Emma Bannon & Archibald Clare t.1 : le mystère du drake mécaniste – Lilith SAINTCROW

 

EB & AC 1 - le mystere du drake mécaniqueDate de Parution : 12/06/2013
 Editeur : Le livre de poche
Format : poche
Nombre de Page : 415 pages
Statut : Disponible

« Au service de Sa Majesté, du pays… et pour rester en vie !
Emma Bannon est sorcière au service médico-légal de l’Empire. Sa mission : protéger Archibald Clare, un mentaliste renégat qui travaille dans l’illégalité. Ses pouvoirs de déduction à lui sont légendaires ; quant à elle, sa sorcellerie est plus que puissante. Malheureusement, ils se détestent cordialement… »

J’étais en train de lire « Inferno » de Dan Brown, donc c’est ce Mystère du Drake Mécaniste que j’ai terminé. Quoi de plus normal ? il faut avouer que l’intérêt d’Inferno s’est délité au bout de 10 pages environ (écrit gros) et que donc le retour a mes nouvelles amours s’imposait. J’ai nommé : le steampunk. Après l’excellent « Sans âme » et le moins inspiré « God save the queen », et sans doute avant « L’étrange affaire de Spring Heeled Jack », voici donc la première aventure du duo Emma Bannon / Archibald Clare.

Et pour information, ne prenez pas compte de ce que raconte le 4eme de couverture, je cherche encore ou ils ont été chercher qu’Emma travaille au service médico légal et qu’elle et Archibald se détestaient.

Emma est une sorcière. Et par n’importe laquelle. Elle est une Prime, les plus puissants des sorciers, une Noire, et une Endor. Pour faire court, il est difficile, dans l’empire de Britannia, de trouver plus puissant qu’elle. Pour la protéger, comme tout les primes, elle dispose de Boucliers : des guerriers surentrainés dont la seule mission consiste à protéger le sorcier dont ils ont la charge. Ayant perdu les siens, Emma se retrouve avec un seul bouclier, Mikal, qui a tué son maitre précédent pour la sauver avant de se mettre à son service. Puissant sans aucun doute, mais est il digne de confiance ?

Archibald, lui, est un mentah. Un humain à l’esprit en perpétuel mouvement, dont seule la résolution d’énigme parvient à le tenir hors de la folie. Tant qu’Archibald réfléchit, comprend, déduit, il va bien. Mais quand il arrête, alors son esprit tourne en rond aux limites de la démence. Mentah particulièrement doué, il n’est cependant pas enregistré après une mésaventure l’ayant conduit à accuser celui qu’il ne fallait pas. Le voila donc pratiquant son art par nécessité et en toute illégalité.

Seulement voila, les mentah de Londinium sont assassinés les uns après les autres, et Archibald est le dernier en vie. La reine Victrix, incarnation de l’esprit de Britannia, envoie donc Emma protéger le dernier Mentah de Londinium, et accessoirement résoudre ce mystère.

C’est ainsi que les deux personnages principaux vont faire connaissance. Bientôt, se joindront à eux Mikal bien sur, Ludovico Valentinelli, un assassin des bas fonds, Sigmund Baerbarth, un génie mécanique, et Eli, un Bouclier.

EB & AC 1 [US] - le mystere du drake mécaniqueLe monde dans lequel ils évoluent est assez original vis-à-vis de ce que j’ai pu lire du genre. Dans Londinium, point de loups garous, vampires ou autres démons. Il y a des sorciers, des mentah, des dragons et des esprits tutélaires, dans un environnement ou la mécanique remplace jusqu’à la vie. Il est ainsi question d’alterés, des humains ou animaux dont tout ou partie du corps ont été remplacés volontairement ou non par des pièces mécaniques. Certains n’ont plus de pieds mais des roues, n’ont plus de mains mais des pinces, les chevaux sont des chevaux mécaniques …un monde relativement déconcertant et parfois meme inquiétant.

Par ailleurs, l’auteur réinvente à sa sauce l’orthographe anglaise. Ainsi Londres devient Londinium, Victoria devient Victrix, St James devient St Jemes, la Tamise (Thames en anglais) devient la Thémise, ou encore Wetminster devient Westminstre. Ces fantaisies doivent parfois rendre difficile la lecture en version originiale, mas Harry Potter n’était pas en reste sur ce sujet !

J’ai mis du temps à entrer dans l’histoire, il faut l’avouer. Tout le début du livre, jusqu’à la rencontre avec Mehitabel, place des noms, des hierarchies qui ne sont expliquées nulle part, et c’est au lecteur de se faire une idée de ce que peut etre un mentah, une endor, ou un prime. Cette absence de la moindre explication est sans doute ce qui est plus déstabilisant, avec des tournures de langage parfois étrange lors des phases de narration. Le discours direct et indirect se mêlent parfois, et l’on ne sait plus si le personnage pense ou si le narrateur raconte. Reste à savoir si c’est la un problème de l’édition française ou s’il en est de même dans l’édition originale.
Par ailleurs, la mise en place des personnages, et plus particulièrement d’Emma, ne les rends pas particulièrement attachant, et il faut aller jusqu’au bout du livre pour les comprendre et les apprécier. Mais ce n’est pas la première fois que l’auteur présente ainsi des caractères insupportables pour mieux les décortiquer et les expliquer par la suite, les rendant plus humains (je pense toujours mettre un coup de pieds aux fesses de Danny Valentine par exemple)

Mais dans l’ensemble, des que l’histoire se met en place, on est happé par les aventures des deux équipes qui se mêlent : d’une part Emma et ses Boucliers, d’autre part Archibald, Ludovico et Sigmund.

EB & AC 2 [US] - the red plague affairSi l’héroïne majeure est facile à repérer, c’est Emma, le héros est beaucoup plus difficile. La question ne se pose pas pour Ludovico, Sigmund ou Eli, ce sont des seconds rôles. Mais il est plus difficile de départager Mikal et Archibald. La relation de Mikal a Emma est d’ailleurs ambigüe, de même que celle qui se développe entre tous ces messieurs et la jeune femme. D’ailleurs, comme d’habitude, mon coup de cœur va sur un second rôle, à savoir Ludovico, dont, j’en suis sure, la suite nous montrera des facettes bien différentes !

Bref une lecture agréable, rapide, prenante si on arrive a dépasser le premier quart du livre, et qui donne envie de voir la suite. Le second volume, « The Red Plague Affair », est sorti ce 21 juin en version originale. Il faudra donc s’armer de patience pour le voir apparaître dans nos rayons ! en attendant, n’hésitez pas à tenter ce drake mécanique.

Et pour la petite histoire, oui je l’avoue, j’ai totalement craqué sur l’illustration de  couverture!!

 
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Publié par le 30 juin 2013 dans Livres, Steampunk

 

The immortal Empire, t.1 : God save the queen – Kate LOCKE

KEEP CALM AND PRAY FOR DAWN

god save the queenLa toujours sémillante Victoria règne sur l’Empire britannique. Un Empire où l’aristocratie se compose de loups-garous et de vampires, où les gobelins vivent sous terre, et où les mères veillent à ne pas laisser leur progéniture dans les rues une fois la nuit tombée… Nous sommes en 2012, et la Pax Britannia est toujours d’actualité.
Xandra Vardan, fille d’un vampire et d’une courtisane, est membre de l’élite de la Garde royale. Mais quand sa sœur est portée disparue, Xandra tombe sur un secret qui pourrait renverser l’Empire… et lui coûter la vie. Que se passe-t-il, vraiment, à l’asile psychiatrique de Bedlam ?

Voici un livre qui m’a laissé un goût d’inachevé. Et me voila en train de me dire « mais et toutes les pistes ouvertes ? Et l’enfant de Dede ? Et la Reine V. ? Et le duc Vardan ? Et ….

Alors je me jetais a cœur ouvert dans la recherche de la couverture originale de ce roman avec dans l’idée « comment que je vais trop dire que j’ai pas aimé ce livre pas fini !!! » bon, pas comme ça parce que je sais qu’un livre, c’est le travail d’un auteur et que je déteste dire du mal de quelque chose dans lequel on a mis beaucoup de soi. Sauf si c’est un évident foutage de gueule (si si le mot existe !! )

Et c’est la que je découvri soudain, devant mes yeux zébahis (avec un z, ça rend mieux) qu’en fait, il ne s’agissait pas d’un roman mais d’une série « The immortal empire » et que God save the Queen n’en était que le premier tome, ce qui changeait radicalement l’optique de la présente chronique.

Alors donc ….. Pour bien comprendre, il faut mettre en place le monde crée par l’auteur. Un monde mélange de technologie (moto, téléphones, films et lecteurs portables) et de passé ( trains à vapeur, voitures a cheval …) sur lequel règne depuis quelques 175 ans la Reine Victoria. Mais une Reine Victoria vampire. Car dans le mon de Kate Locke, la peste a frappé à plusieurs reprise et a fait muter certains humains grâce à la protéine Prométhée. Certains sont devenus des vampires, d’autres des loups garous, d’autres encore sont restés humains.

Ceux qui ont mutés sont devenus les aristocrates, les autres pas grand-chose a leurs yeux. Mais certains des humains peuvent avoir des enfants avec les aristos : les demis. Parfois, vampires et loups ou humains compatibles ont des enfants entre eux et le résultat est alors impressionnant : les gobelins.

Alexandra Vardan est la fille du duc Vardan, une demie au caractère fort appartenant à la garde royale. Pour elle, comme on le lui a appris, et comme elle l’a expérimenté, les gobelins sont des monstres, les humains des faiblards, les aristos des gens très bien et sa famille des gens à ne pas toucher. Surtout depuis que sa mère lui a été enlevée, enfant, avant de sombrer dans la folie et en mourir.

La vie de la jeune femme bascule quand sa plus jeune sœur, Drusilla, en dépression depuis la mort de son enfant, tente de tuer le père du bébé et finit par s’immoler. Mais Alexandra n’y croit pas une seconde, et c’est dans le plus grand secret, du moins l’espère t elle, qu’elle tente de retrouver sa sœur.

god save the queen [US]Dans sa quête, elle sait pouvoir compter sur l’affection de son frère et de sa sœur, de son père, et de Church, son mentor. Elle fait également la connaissance d’Ophélia, envers qui elle ressent immédiatement de la rivalité, de Vex, un lord loup garou, et du Prince des Gobelins. Mais très vite, son monde éclate et Xandra doit revoir ses loyautés et ses idées, au risque de perdre bien plus que sa vie.

Nous voila donc transporté dans un monde steampunk des plus classiques avec son lot de technologie en cuivre et de jeunes gens un peu trop beaux pour être vrais. Ne cherchez pas dans ce livre la finesse et l’humour d’une Alexia Tarabotti, il n’y est pas.  Alexandra est beaucoup plus directe et ses jurons envoyés sans qu’il soit fait dans la fioriture. A cela, il faut ajouter, et cela m’a gêné il faut l’avouer, des choix de termes parfois inappropriés a mon sens. Bon d‘accord, j’ai lu le livre en français, mais n’y a-t-il pas un autre terme que « baiser » pour signifier une partie de jambes en l’air ? surtout quand c’est répété chaque fois que Xandra croise son loup garou et parfois même au passé simple. Ca en jette au passé simple !!!! Mais ça fait bizarre …. Un terme des plus familiers dans un temps des plus littéraires …..

En dehors de ça, le livre se lit facilement et met en place le monde dans lequel évolue notre héroïne. Et c’est la qu’Orbit a fait une erreur en ne mentionnant pas que ce titre appartient a une série, ce qui laisse le lecteur sérieusement sur sa faim sur un certain nombre de points. Du coup, on ressort de la lecture en se disant « c’est quoi ce bouquin  a moitié fini ? il manque plein de choses la dedans ! »

Bref, une lecture gentillette qui laisse présager de grands bouleversements ! j’espere juste qu’Orbit sortira le volume 2 « The queen is dead »

 
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Publié par le 14 juin 2013 dans Livres, Steampunk